Assurance auto et covoiturage

Même si le terme « covoiturage » ne date que de 1989, ce concept est déjà ancien puisqu’il est tiré de l’auto-stop des années 1950. Il part du principe du partage d’une voiture entre plusieurs personnes pour effectuer un même trajet. En quelques décennies, le covoiturage est devenu familier aux Français, au point que les spécialistes ont prévu jusqu’à 10 millions de places libres dans les voitures pour l’été 2016. Il est présenté comme une alternative intéressante aux transports en commun tout en présentant un visage éco-responsable.

Différentes formes de covoiturage

Il convient de séparer les deux grands types de covoiturage, à savoir le covoiturage régulier et le covoiturage occasionnel ou ponctuel. Le premier concerne notamment le trajet domicile-travail, domicile-école-travail  ou encore domicile-stationnement-travail. Le second rassemble le covoiturage de loisir ainsi que le covoiturage en zone rurale.

Il faut noter que tous ces types de covoiturage partent du principe du partage des dépenses entre les personnes qui effectuent le déplacement ensemble. Il s’agit essentiellement des dépenses de carburant, de péage et de stationnement éventuellement. Cependant, le propriétaire du véhicule peut inclure l’assurance auto ou encore l’entretien de l’automobile dans les frais à partager. Mais, en aucun cas, il ne doit chercher à réaliser des bénéfices car la loi. Dans le cas contraire, il enfreint la loi.

Quelle assurance pour le covoiturage ?

La législation oblige le propriétaire du véhicule à souscrire au minimum une assurance garantie en responsabilité civile auprès d’une mutuelle d’assurance auto. Cette assurance, également appelée « au tiers », va couvrir les passagers de la voiture en cas de sinistre. Si le propriétaire de l’automobile transporte ses collègues de travail en covoiturage, il doit vérifier que les trajets domicile-travail sont bien couverts par son assurance auto. Par ailleurs, l’assurance « accidents du travail » de l’entreprise peut prendre en charge l’incapacité de travail du conducteur et des passagers si un accident survient durant ce trajet.

De même, si le chauffeur donne le volant à un des passagers durant le trajet, il est recommandé de bien lire son contrat d’assurance. Certaines compagnies d’assurance interdisent carrément le « prêt du volant » tandis que d’autres l’acceptent, tout en majorant la franchise en cas de sinistre.

Dans tous les cas, il est toujours recommandé de déclarer à son assureur que l’on pratique le covoiturage, quelle que soit la forme que prend celui-ci.

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